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enduro

 

   

 

Enduro évoque des cycles : ceux de la vie, mais aussi les cycles du temps, de l'espace, des saisons, de la nuit et du jour, des étoiles et de la lune. Il suggère un continuum de permanence et d'impermanence, de persévérance et de transition. Dix-sept tableaux sont assemblés pour composer une seule grande forme. Plusieurs trucs de composition incitent le regard à parcourir sa forme ovoïde et irrégulière.

Cette œuvre fait référence à deux sources principales : d'abord les courses de moto nommées « enduro », puis la philosophie de la scala naturæ (la grande chaîne de la vie) de l'époque médiévale. Un enduro est une course hors-piste et tout terrain qui présente des défis et des obstacles variés; il est également une course contre la montre, chronométrée, et donc un parcours à réaliser dans un temps imparti. Cette métaphore semble bien décrire le parcours d'une vie humaine ainsi que celle d'un oiseau, araignée, cactus ou tout autre entité.

La scala naturae est une classification des « êtres vivants et non-vivants », en accordant la suprématie au genre humain sur tous les êtres sensibles et éléments inanimés de la terre. Cette croyance du Moyen Âge, ainsi que les conséquences de son orgueil démesuré, sont encore en train de hanter le monde d'aujourd'hui. À l'opposé, Enduro présente une chaîne de possibilités sans fin, basée sur l'interdépendance, qui tient à souligner l'importance et la beauté unique de chacun de ses sujets.



Enduro, 2009-2010
17 panneaux, huile sur bois ; 231 x 366 cm
Musée national des beaux-arts du Québec, collection permanente

© Anne Ashton 2011-2017